Inspiration

Monday Talk: Green Monsters

Green Monsters

En cette journée de rentrée, je reprends du service avec un nouveau Monday Talk. Au programme : une rencontre, une discussion et une bonne dose d’inspiration !

Après Christina Lonsdale qui nous parlait de son incroyable concept Radiant Human, je vous donne aujourd’hui rendez-vous avec Green Monsters aka Fanie Testa Genovese, une fille pleine de talent qui a décidé de troquer sa vie de bureau contre un nouvel univers, celui des plantes, de la nature et du vert.

Green Monsters, c’est un bureau de création végétale à mi-chemin entre direction artistique, paysagisme et création florale. En vraie pro du green styling, Fanie met son savoir-faire, ses conseils, sa créativité et ses inspirations au service des entreprises et des particuliers qui souhaitent végétaliser un évènement (salons, soirées, journée presse, mariages, etc.), une installation, un photoshoot ou tout simplement leurs intérieurs ! Elle partage aussi sa connaissance des plantes et de leur univers lors d’ateliers et de workshop dans les meilleurs spots lyonnais. Décoration végétale, scénographie, arrangements floraux, workshop créatifs, Green Monsters réinvente le design végétal et apporte une vraie singularité à un univers qui manque parfois de modernité et de créativité. Forte d’un parcours atypique et riche de nombreuses expériences depuis plus d’un an d’aventure, Green Monsters partage un vrai univers qui donne naturellement envie de se mettre au vert !

Quelle est l’histoire et la philosophie derrière Green Monsters ? Comment a mûri l’idée de te lancer dans cette aventure ?

Après 12 ans en agence de publicité, j’avais envie de changer de job pour démarrer seule dans un métier nouveau pour moi mais qui me correspondrait complètement. J’avais envie de retourner apprendre de nouvelles choses, le monde de l’artisanat m’attirait, cette idée de travailler un métier, un savoir-faire, de prendre le temps de murir les projets, de les réaliser avec le temps nécessaire pour leur donner du corps.

J’ai commencé à y penser, à l’imaginer puis petit à petit à le matérialiser. Je voulais allier mon amour de la nature, des plantes tout en continuant à être créative. Je voulais partager ce besoin de vert avec d’autres. Alors je me suis lancée. J’ai quitté mon agence, je me suis formée, j’ai lu, appris, fait des mooc botanique, et puis j’ai passé mon CAP fleuriste pour apprendre le métier et les techniques de base en arrangements floraux. En parallèle, j’ai commencé à travailler comme Décoratrice végétale. Un an plus tard, mon pari se concrétise petit à petit : j’ai monté ma société et je travaille aujourd’hui à Lyon et à Paris sur des végétalisations d’espace et d’évènements.

 

D’où vient le nom Green Monsters ?

Il vient de la plante Deliciosa Monstera. Je trouvais le nom cool : Des monstres délicieux.
J’ai décidé de garder le mot Monstres qui permet de personnifier les plantes et de mieux se les approprier. Ca sonnait bien et je trouvais qu’il correspondait bien à ma personnalité.

 

Peux-tu m’expliquer en quoi consiste ton activité ?

Je travaille un peu comme une styliste ou une décoratrice, mais avec des plantes et des fleurs. J’imagine des décors, je crée des ambiances et des atmosphères grâce au végétal. Je me considère plus comme une designer que comme une jardinière ou une fleuriste, probablement car j’ai fait mes premières études en arts appliqués et que j’ai travaillé comme designer graphique pendant des années avant.
Il m’arrive de faire des simples bouquets, car j’adore ça, mais l’essentiel de mes projets et de donner une identité à des lieux ou à des évènements grâce aux plantes. J’adore également bosser comme set designer sur des prises de vues.

 

D’où vient ta passion pour les plantes et l’univers du végétal ?

Je ne sais pas trop l’expliquer. Ca toujours été là. Mes grands-mères ont toujours eu des jardins, ma mère aussi. J’aime les plantes car elles me fascinent, elles ont une richesse de formes, de couleurs, de beautés si riche. Elles apportent aussi une forme de quiétude, au quotidien j’aime pouvoir m’en occuper, les voir évoluer, se transformer. Je suis une grande amoureuse de nature, des paysages bruts & sauvages. Et c’est une manière d’en avoir des petits bouts chez moi.

 

Depuis que tu as lancé Green Monsters, quelle est ta plus grande fierté ?

C’est une question difficile. Pour l’instant j’ai l’impression de n’être qu’au début de cette aventure qui chaque jour avance & évolue. J’ai eu la chance de travailler sur de beaux projets, que l’on me fasse confiance et que l’on vienne me chercher. Je suis heureuse de pouvoir tous les jours me lever et rêver à de nouvelles idées, je n’ai pas le sentiment d’avoir encore réellement accompli ce que j’avais en tête, il m’est donc difficile de regarder en arrière pour choisir un événement, un projet, une collaboration. Pour aller au plus simple, peut-être finalement c’est d’avoir fait mes premiers pas dans l’entreprenariat, d’avoir franchit le cap.

 

Quelles sont tes sources d’inspiration pour tes projets ?

Il y en a beaucoup et surtout tout dépend des projets. Je me nourrie de plein de sources différentes. J’aime jouer les contrastes, donc si je dois travailler en milieu urbain, j’aime souvent y amener une nature un peu brouillon, sauvage et je m’inspire de ce que je vois dans les paysages que j’ai gardé en mémoire.
Après quand je réfléchis à un univers / décors spécifique, je puise des idées dans des clips, des tableaux, des photos d’art ou de mode. Je regarde très rarement ce que font d’autres designers végétal. Parce que je n’aimerais pas que ça conditionne mon travail, que je commence à réfléchir ou proposer des choses en opposition.

 

Qu’est ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Créer un décor. J’aime trouver une idée, puis lui donner forme, la construire petit à petit. Travailler dans un rythme particulier et voir le montage du décor prendre vie. J’aime quand j’arrive à reproduire exactement ce que j’ai en tête.

 

Quelle est la partie la plus difficile ? Le plus gros défi ?

L’entretien. On m’en demande souvent des projets ou des plantes qui ne demandent pas d’entretien… et ce n’est pas forcément quelque chose de possible. Les plantes sont vivantes, elles ne sont pas figées, elles évoluent. Donc ce n’est pas toujours évident de construire un projet sur cette contrainte. Ca limite la créativité, car du coup on sort les gros basiques (les plantes tout terrain) mais même celle là ont besoin d’un minimum. Une partie de mon métier consiste donc à être pédagogue sur comment s’occuper de ses plantes, adopter les bons reflexes et intéresser mes interlocuteurs à leurs nouvelles amies.

 

Quels sont tes projets du moment et/ou à venir ?

On sort de l’été et j’ai donc pas mal de propositions en cours de validation pour de beaux projets sur Paris : Décors de vitrines, décors évènementiels. J’ai également un shooting photo de mode en préparation avec la création d’accessoires autour des fleurs. Je travaille également sur une proposition pour créer l’identité d’un nouveau lieu sur Lyon, mais rien de validé pour le moment.
Et nous avons une nouvelle date pour la prochaine édition des Brunchs Sauvages en septembre, un projet que j’ai monté en collaboration avec Octavie & the Foodies.

 

Comment expliques-tu l’engouement actuel autour des plantes ?

Je pense que nous sommes simplement en manque de vert & de chlorophylle. Nos maisons, nos bureaux, notre environnement s’est empli d’objets technologiques certes utiles mais un peu anxiogène également. Finalement les plantes ont ce coté rassurant et bienveillant dont nous avons besoin dans notre quotidien, s’en occuper c’est apprendre à prendre soin de quelque chose et nous en sommes gratifiés dès qu’une nouvelle feuille se met à pousser.

 

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait se réorienter et entreprendre ?

Il faut s’autoriser à rêver et à voir les choses en grand. Il est plus simple finalement de voir le projet abouti et ensuite de se donner des étapes pour y arriver. C’est aussi la manière la plus simple de ne pas voir son projet se transformer en quelquechose que l’on ne souhaitait pas.

Je pense aussi qu’avant de se réorienter il est important de pouvoir tester l’objet de sa reconversion. Si vous voulez devenir ébéniste, aller rencontrer des gens dont c’est le métier, faites des ateliers et imaginer un projet autour de l’ébénisterie qui vous ressemble. Chaque métier à sa part de rêves et surtout sa part d’inconvénient. Il faut les connaître et être honnête avec soit même pour savoir si on veut les affronter.

 

Un lieu idéal pour se mettre au vert à Lyon ?

Tout simplement le parc de la tête d’Or. Les lyonnais ont la chance incroyable d’avoir ce parc magnifique en pleine ville et dont le jardin botanique est gratuit. Ce qui est loin d’être le cas dans toutes les autres grandes villes d’Europe. Et puis il y aura bientôt peut-être ce lieu tenu encore secret sur lequel j’aurais peut-être la chance de participer.

 

Avec tes journées bien remplies, quels sont tes rituels ou tes pratiques pour prendre soin de toi et garder la pêche ?

Cette dernière année, je me suis un peu oublié, je dois bien l’avouer. Néanmoins j’ai la chance d’avoir un métier plus physique que ce que l’on imagine donc mon corps entier travaille, ce qui me change de quand je passais mes journées entières devant l’ordinateur.

Pour mes rituels, j’essaye de pratiquer la méditation au moins une fois par semaine. Je me fais un bouquet à moi même une fois par semaine. Je me couche rarement après minuit pour garder 6 à 7H de sommeil par nuit. Mon objectif pour la rentrée et de reprendre le sport 1 fois par semaine pour décompresser.

 

Ton « mantra » dans la vie ?

YOUR ONLY LIMIT IS YOU »

 

 

Pour plus d’infos sur Green Monsters =>  www.green-monsters.fr

Pour suivre son actualité => Facebook + Instagram

 

 

Photos by Virginie Lorillou

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